Lettre à Elle

Je profite de poster ce message sur Scribay pour le poster également ici.


J’essaye désespérément d’écrire, mais je ne fais qu’injustice. Tous mes mots ne sont pas assez bons pour te rendre ne serait-ce qu’un dixième de l’hommage que tu mérites. Il y a tant de choses dont je voudrais parler…

Je voudrais parler de toi, de ta peau couleur clair de lune, de tes cheveux et de ma main qui s’emmêle dedans, de tes lèvres douces que je rêve d’embrasser, de tes épaules que je rêve d’embrasser, de ton dos que je rêve d’embrasser, de ta taille fine, de tes jambes de roseaux sous le vent, de la tempête que ta vue crée en moi.

Je voudrais parler de tes yeux, oh bon sang tes yeux. Fermés, ils sont adorables, ta vision fait croire aux anges. Mais ouverts, on comprend que tes paupières servent, au contraire de l’usage, à protéger le reste du monde de tes iris et non l’inverse. Parce que tes yeux, ils donnent chaud, ils font transpirer, on est sur le bûcher quand on croise ton regard. Tes yeux, ils ont la couleur du rugissement d’un lion, tes yeux, c’est un orchestre symphonique qui s’est perdu dans une envolée lyrique, tes yeux, c’est une supernova dans un trou noir, tes yeux, c’est la damnation éternelle, tes yeux, même les baleines te les jalousent, et elles chantent depuis des siècles leur beauté… Tes yeux, on s’y perd, on s’y noie, on s’abîme à l’intérieur, on sombre au fond d’un océan pour se retrouver au milieu d’étoiles jumelles.

Et après, y a tes regards, les doux, les intenses, les sérieux, les rieurs, les amoureux, les paniqués… T’en as toute une collection, et c’est une véritable partie de poker, impossible de savoir ce que tu vas sortir, mais tu triches forcément parce que tu me surprends toujours.

Je voudrais parler de toi, de ton soutien qui toujours me fait du bien, de ton humour, de ta langueur, de ton énergie, de tes habitudes, de tes improvisations. Je voudrais parler de ta voix, c’est une bombe nucléaire que t’envoies dans mes oreilles, et quand tu chantes, tu m’enchantes, on croirait que tu fais de la magie, de la vraie, celle qui vient du cœur. Et ton sourire, et puis ton rire, et moi j’en suis fou, j’y suis complètement drogué.

Je voudrais parler de ton corps, en entier, quand je le vois nue, de tes seins, de ton ventre, de tes hanches, de tes cuisses, et de ton entre-cuisses. Je voudrais parler de quand on fait l’amour, mais mon pauvre texte ne rendrait qu’une image terne de ces moments merveilleux, de la proximité de nos corps, de ta peau contre la mienne, de nos souffles qui s’entremêlent et de nos tremblements qui se mélangent.

Je voudrais parler de ton absence, de ce qu’elle me fait subir, de la torture que c’est d’être loin de toi. Je voudrais dire que tu me manques dès que nos doigts ne peuvent plus s’effleurer, et qu’après c’est horrible, que je brûle de l’intérieur, que j’ai l’impression de me faire dévorer, que je n’ai qu’un désert sous le soleil dans le cœur quand t’es pas là, qu’en ton absence le monde est gris, les gens sont ternes, les rires sont faux, la nourriture n’est que cendres, et tout le reste n’est qu’un larsen qui tourne en fond. Je voudrais dire que tu es ma boussole pour trouver un sens à ma vie.

Je voudrais te prier de me revenir, parce que t’es un peu mon aquarelle pour mettre de la couleur sur ce que je vois, et finalement, moi je voudrais juste te faire sourire.

2 réflexions sur « Lettre à Elle »

  1. “on croirait que tu fais de la magie, de la vraie, celle qui vient du cœur”
    Oui, c’est exactement ça, la magie est là quand le coeur est grand ouvert et connecté au coeur du monde, au coeur de l’autre.
    Tu sais, tu peux aussi être heureux et tenir debout solidement tout seul et l’aimer profondément quand même. C’est même mieux, car tu pourras habiter ta puissance et rencontrer la sienne. Deux êtres entiers qui se rencontrent par choix. Un programme du tonnerre!

    1. Je pense que je tiens debout seul, mais j’ai déjà du mal accompagné. Je l’aime profondément, ça c’est sûr, mais je ne m’oublie pas pour autant, et je crois que je reste entier. Mais son soutien est essentiel pour moi en ce moment, en même temps, malheureusement, que les médicaments.

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