Du désintérêt de la politique

J’ai écrit cette petite réflexion sur le désintérêt politique. Je ne pense pas qu’il soit complet, mais je trouve l’approche intéressante. Je précise tout de même qu’il s’applique probablement plus à notre convention de la démocratie, la représentative qui en fait n’est pas une démocratie (mais je n’en parlerai pas ici), mais également à la démocratie directe (ou la liquide, pour ceux qui connaissent).


Quel est le problème de la démocratie ? La démocratie donne le pouvoir au peuple. Mais le peuple, en veut-il ? Ou bien va-t-il l’abandonner aux personnes qui, non pas l’acceptent, mais le désirent ? À partir de ce moment, on s’éloigne de la démocratie : le peuple redonne le pouvoir à un groupe de personnes sans plus s’y intéresser. On retombe dans l’oligarchie. Pour obtenir une véritable démocratie, il faudrait alors remédier au problème de désintérêt politique. Ce qui implique de s’interroger sur ses causes.

La rudesse de la vie en est probablement une : se nourrir et s’habiller, soit et sa famille, est souvent une préoccupation plus prenante que l’actualité politique.

Il existe également une problématique d’éducation. Elle est double. L’égalité des chances n’est pas réelle, et certaines personnes ne pourront pas acquérir les compétences leur permettant d’accéder à la vie politique. De plus, l’éducation manque d’introduction au système politique et renforce la scission entre les classes dirigeantes et les autres.

Un dernier problème est celui des médias. Ils possèdent une influence très forte sur la population et peuvent désintéresser ou dissuader l’intérêt des personnes.

4 réflexions sur « Du désintérêt de la politique »

  1. C’est marrant, j’ai écrit un article politique hier. Tu oublie un point important : plus personne n’arrive à envoyer du rêve. Le Pen ? Du cauchemar. Macron et Fillon ? Gestionnaires, ils font ce qu’on fait depuis 30 ans et qui ne marche pas. Hamon ? Pas mieux, il colore un peu en piquant des idées à Méluche. Et Méluche, on en parle ? Certes il envoie du rêve… mais son avatar un peu moins !

    1. Yep, j’ai remarqué ça avant de recopier le mien sur PC ^^

      Je ne parle pas spécifiquement des représentants du peuple en fait, mais du désintérêt global de la politique. C’est lié à d’autres réflexions que je me faisais, mais du coup ça pourrait concerner, comme je le disais, une démocratie directe aussi bien que notre représentative.

      Après, peut-être effectivement qu’un nouveau parti, comme Podemos en Espagne, réussirait à donner un nouveau souffle à notre vie politique, en envoyant une bonne part de positivisme dedans. Mais là, à mon avis, ce serait conditionné par le jeu des médias. Justement, Mélenchon par exemple, ou même Hamon, apportent des idées nouvelles/à peu près positives. Mais de quoi parlent les médias ? De la corruption de Fillon, de la corruption de Le Pen, de Juppé qui dit non, de Macron qui aurait peut-être une bonne gueule et serait peut-être révolutionnaire maisenfaitnon, etc.

      1. Les gens s’intéressent à la politique. Regarde nuit debout, les assos… mais le cadre actuel ne suffit plus.

        1. Vraiment ? Ça représente quelle fraction de la population ? Ça dure combien de temps pour chaque personne ?

          Et quand bien même, s’intéresser à la vie politique ce n’est pas se contenter de faire une manif pendant les présidentielles. C’est s’intéresser à ce qui est voté chaque, suivre les débats parlementaires, etc.

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