Creux d’émotion

Comment une envie de me décharger, de me vider. De certaines choses, pensées, émotions, sentiments. A l’instar de Ambre, je me retrouve moi aussi avec une envie d’écrire, forte et prenant, cassante même. Mais dans le même temps, mes émotions me bloquent.

J’ai besoin d’écrire, mais pas envie. Je réfléchis à toutes mes idées qui traînent. Gaël, Léna, et poésie en attente. Rien. Autre chose ? Non.

Juste cette sensation, cette impression d’avoir quelque chose de lourd, de bloqué en moi à évacuer, régurgiter une sorte de poids intérieur.

Ou un peu comme si j’avais un boulet accroché à la jambe, et que ma seule solution était de le montrer à la ronde en désespérant que quelqu’un vienne m’en défaire ? Mais pour autant, je n’ai pas le sentiment que quelqu’un pourrait m’en séparer.

Je suis étreint de mélancolie, serait-ce cela le spleen ? En tout cas, ça y ressemble. Je me sens vide, vide de désir, vide de rêves, vide d’envies. Et finalement, je voudrais me vider de ce vide, le recracher pour permettre au reste de revenir. N’est-ce pas en quelque sorte ce que j’essaye de faire ici ?

J’écris au hasard, c’est décousu, mal formulé, très peu compréhensible. Un poème serait sans doute plus adapté si seulement je me sentais de poser en vers ce que je ressens. Du coup, je pose des mots dans une prose mal ficelée, oubliant de suivre un fil rouge et me perdant moi-même au fil de mes propres phrases.

Je ne sais pas ce que j’écris parce que je ne sais pas ce que je ressens, et je ne sais pas ce que je veux.

4 réflexions sur « Creux d’émotion »

  1. J’espère que cette prose t’as permis de retrouver ton chemin? Tu as raison, l’écriture peut être un ancrage salvateur.
    “Je me sens vide, vide de désir, vide de rêves, vide d’envies. Et finalement, je voudrais me vider de ce vide”
    Je reconnais ces mots, je les ai déjà entendus ailleurs. Ils sont tristes.
    Je vis le vide différemment. Je le vis comme une pause, comme une retraite du tourbillon fou de la vie, comme une méditation offerte, comme une respiration émotionnelle. Cela n’a pas toujours été ainsi. Je l’ai d’abord mal vécu. Aujourd’hui, c’est un cadeau.

    1. Moi pas, malheureusement. Parce que la vie continue même si j’aimerais qu’elle se mette en pause. Je dois toujours me lever le matin et aller travailler. Je dois toujours sortir couteaux et fourchettes et me faire à manger.

      Quand bien même ce serait une pause, elle est finalement désagréable. L’envie de rien me dégoûte de tout, et je me retrouve désœuvré, incapable de faire quoique ce soit. En ce sens, ce texte m’aide un peu, parce que poser les mots permet déjà un petit peu d’en atténuer l’effet, et puis au moins cela m’occupe.

      1. Faire, faire, faire… agir, être dans l’action…
        Et être dans tout ça?

        Je sais que c’est difficile d’être, et juste d’être soi, d’être avec soi. Il me semble néanmoins que cette voie de l’acceptation d’être soi, juste ça, est une piste plus qu’intéressante sur le chemin de la vie.

        Mais oui je sais, c’est difficile.

        1. Je peux être moi, ça n’empêche que des fois c’est usant d’être juste là sans rien avoir à faire ni penser. Il m’arrive bien, des fois, de profiter simplement d’être là, de me poser, surtout quand je suis dehors dans la nature. Mais pas en ce moment, pas dans l’ambiance du tout. Et pas assez de nature à Nîmes aussi.

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