Ah tiens, les cerisiers fleurissent…

Ah tiens, les cerisiers fleurissent. Je me tiens, seul. Assis sous leurs branches. Les pétales font un ciel blanc au-dessus de moi. Blanc, c’est un peu comme le vide, le rien. Un peu ce que je ressens. J’ai les pensées blanches comme des fleurs de cerisier. C’est étrange de se dire ça.

Les cerisiers fleurissent, ils continuent d’avancer dans leur petite vie. Ils feront des cerises, cette année encore. Et l’année suivante aussi. Et celle d’après, et encore après. Sont-ils satisfaits de leur rythme ? Se demandent-ils parfois s’ils pourraient faire autre chose ? Se rendent-ils compte de la fragilité de leur existence, ou sont-ils heureux de profiter d’une vie qu’ils jugent assez longues ? Blanc, c’est tout. Y a-t-il autre chose pour moi que le blanc ? Y a-t-il pour les autres aussi une belle cerise carmin au bout du chemin, ou est-ce réservé aux fleurs de cerisier ? Pouvons-nous, nous, nous arrêter ?

Puis-je, moi, simplement profiter de celle qui m’évoque l’envol des fleurs de cerisier dans le vent d’un soir de printemps ?


Ce texte a été écrit dans le cadre du défi initié par Ezelty sur Mastodon. La première consigne était de commencer par Ah tiens, les cerisiers fleurissent.

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